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Convention internationale

Le programme de travail adopté par le Conseil national prévoit l’organisation en octobre 2010 d’une convention consacrée aux questions internationales.

Cette convention est doublement essentielle : dans la perspective d’un retour aux responsabilités en 2012, qui nécessite de fixer les principes susceptibles de guider demain une nouvelle politique étrangère ; au regard des crises conjointes que nous vivons où les orientations fondamentales, les visées stratégiques doivent relever de choix politiques clairs et assumés.

Il importe de repenser en profondeur le monde nouveau qui émerge sous nos yeux. En France, comme en Europe et partout dans le monde, le socialisme démocratique n’est plus confronté au choix de la guerre ou de la paix sur son territoire, à la décolonisation, voire à son positionnement dans un monde partagé en deux blocs, mais à la réorganisation chaotique d’un monde qui depuis 20 ans n’a toujours pas trouvé ses équilibres post-guerre froide. Aujourd’hui, la tendance planétaire est aux ébranlements – du capitalisme financier, du monde industriel, de la co-existence dite pacifique, de la démographie -, mais aussi au risque d’asphyxie écologique, énergétique ou alimentaire.

Le nouveau monde offre au mouvement socialiste matière à renouer avec ses fondements internationalistes. Ils s’expriment autour de cinq grands enjeux :

1) Quelle orientation la France et l’Europe doivent-elles défendre sur l’évolution des règles du commerce mondial ? Quel contenu donner au « juste échange » ?
2) Quelle vision de l’avenir de l’Europe les socialistes porteront-ils dans les années qui viennent ? Quelles stratégies d’alliance, quelles propositions concrètes ?
3) Quelles solidarités pour faciliter le développement des pays les plus pauvres ? Comment organiser la transition des économies, le développement, la compétition pour l’accès aux ressources, les flux migratoires ?
4) Quelle vision de la « communauté internationale », quelles réformes des institutions multilatérales la France doit-elle proposer ?
5) Quelle approche de la sécurité collective les socialistes doivent-ils préconiser ? Quelle politique de défense pour la France ? Quels principes adopter dans la gestion des principaux conflits ?
Vous trouverez ci-après les documents de travail issus de la réflexion engagée dans le comité de pilotage de la Convention.
Nous vous invitons à en prendre connaissance et à nous faire part de vos réflexions et propositions d’amendements. Nous les étudierons avec la plus grande attention.

Un rapport final, débattu devant la Convention et soumis au vote de l’ensemble des militants, sera issu de ce travail.

Amitiés socialistes,

Laurent FABIUS
Président de la Convention nationale
sur les questions internationales

Jean-Christophe CAMBADELIS
Secrétaire nationale chargé des questions internationales et européennes

Europe

L’Union Européenne, dans la tourmente de la crise financière et économique qui l’atteint de plein fouet, est profondément mise à mal. D’autres crises ont déjà eu lieu, comme le rejet de la Communauté européenne de défense, la politique de la chaise vide du Général de Gaulle, le chèque britannique exigé par Mme Thatcher, la chute du mur de Berlin, ou la crise des taux de change du début des années 90, moment où se discutait la mise en place de l’Euro. On peut même penser que c’est en cherchant des réponses à ses difficultés ou aux tensions grandissantes entre ses membres que l’UE a avancé.

Télécharger le rapport de Catherine Trautmann

Pour le juste échange

Socialistes, nous sommes internationalistes, et être internationalistes au XXIème siècle, c’est d’abord lutter pour une mondialisation maitrisée et solidaire, respectueuse de notre planète, différente en tous points de la mondialisation sauvage que nous subissons depuis 30 ans sous l’égide des Etats-Unis et des entreprises multinationales.

Nous voulons instituer de nouvelles règles de fonctionnement de l’économie et de la société internationales et édifier les institutions capables de faire respecter ces règles. Nous voulons substituer le « juste échange » au « libre échange ».

Télécharger le rapport d’Henri Weber

Réforme des institutions internationales

Le moment historique que nous vivons est fait d’incertitudes, mais aussi de possibilités nouvelles pour le progrès et la paix. « Le monde demain nous appartient » dit le poète ; il sera en tout cas aussi ce que les socialistes et leurs alliés réussiront à faire avancer au nom de la cause commune de l’humanité. Parce que c’est notre idéal et parce qu’il y a urgence devant l’instabilité du monde, notre politique internationale reposera avec force sur la régulation par le droit renforçant l’ONU. Nous nous engagerons en faveur d’un équilibre multipolaire qui remette en cause les rapports de domination entre puissants et « petits pays ». Nous défendrons des programmes de développement justes pour les peuples et les êtres humains et durables pour la planète.

Télécharger le rapport de Pouria Amirshahi

Propositions pour la politique de défense de la France

Le Parti Socialiste entend, sur la base de ses valeurs et de son expérience collective, assumer toutes ses responsabilités dans la conduite de la défense du pays. En vue de l’alternance démocratique à laquelle il se prépare, il souhaite affirmer devant les citoyens ses options majeures en la matière.

Le présent document d’orientation se limite volontairement à définir des priorités politiques pour les années 2012 et suivantes, et ne prend donc pas position sur tous les enjeux d’actualité.

Télécharger le Rapport de Clotilde Valter et Alain Richard

Rapports « Nord-Sud », aide au développement

Même si l’aide publique au développement a joué un rôle positif, en Asie, dans une partie de l’Afrique, le bilan des dernières décennies reste globalement décevant, particulièrement en Afrique sub-saharienne. Les inégalités entre les pays les moins avancés et les autres et les inégalités au sein des pays les moins avancés se sont souvent accrues, comme en témoigne la persistance tragique des famines et des « émeutes de la fin ».

Le développement économique et social est certes un processus complexe, qui ne se décrète pas de l’extérieur. Mais l’insuffisance de l’effort consenti par les pays riches est clairement en cause. Nombre d’engagements pris par les pays développés n’ont pas été tenus. L’objectif d’une aide au développement égale à 0.7% du PIB, maintes fois répété depuis les années 1970, n’est pas globalement respecté par les pays de l’OCDE. Par ailleurs, l’aide au développement se dirige de plus en plus vers les pays représentant un intérêt « stratégique » pour les pays donateurs.

Télécharger le rapport de Laurent Baumel

Le PS salue la mémoire de Guy Penne

27-07-2010

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de Guy Penne à 85 ans.

Ancien président de l’Unef dans sa jeunesse, il avait été sénateur socialiste et conseiller de François Mitterrand. A gauche, il connaissait particulièrement bien le continent africain qu’il aimait, et il y entretenait toujours de nombreuses amitiés.

Le PS adresse ses sincères condoléances à sa famille ainsi qu’à ses proches.

Cuba : un premier pas

52 prisonniers politiques cubains devraient être libérés dans les prochaines semaines. Cette annonce a été faite par l’archevêché de La Havane. Elle a été confirmée par l’agence de presse officielle.

Le Parti socialiste se réjouit de cette annonce de libération. Il la demandait et l’attendait. Il salue les efforts effectués par les autorités cubaines, l’Eglise de Cuba et le gouvernement espagnol qui ont permis de trouver un compromis positif pour les détenus dissidents.

Le Parti socialiste espère qu’il s’agit là d’un premier pas. Il devrait permettre d’autres avancées : la levée par Guillermo Farias, journaliste indépendant, de la grève de la faim qu’il a commencée en février dernier, la libération d’autres prisonniers de conscience, le rétablissement d’un dialogue constructif entre Cuba et l’Union européenne, la fin de l’embargo imposé par les Etats-Unis.

Communiqué de Jean-Christophe Cambadélis – Iran

À l’occasion de la journée du deuil chiite (Achoura), des milliers d’Iraniens, partisans de l’opposition, se sont rassemblés à Téhéran et dans d’autres grandes villes du pays. Ces rassemblements de deuil ont été réprimés avec une rare brutalité. La violence qualifiée de « sauvage » par l’ex-candidat Mehdi Karoubi a fait de nombreux morts et blessés parmi les manifestants.

Impuissant face à la contestation populaire qui a une profonde exigence de justice et de démocratie, le régime iranien se réfugie dans la répression et l’arrestation des opposants.

Plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées depuis hier. Parmi eux se trouvent les proches conseillers de l’ex-président Mohamed Khatami et du chef de l’opposition Mir Hussein Moussavi, ainsi qu’Ibrahim Yazdi, l’ancien ministre des Affaires étrangères et chef du mouvement de Libération de l’Iran.

Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté, comme il l’a fait dans le passé, le mépris dont font preuve les autorités iraniennes vis-à-vis de la vie de leurs propres citoyens. Aucun régime ne peut durablement se maintenir au pouvoir par la seule force de répression et contre la volonté de la majorité de la population.

Le Parti socialiste salue la mémoire des Iraniens tués par les milices islamiques. Il réaffirme sa solidarité avec tous ceux qui, en Iran, luttent pacifiquement pour la liberté, la démocratie et le progrès. Il appelle toutes les forces progressistes dans le monde à rester mobilisées pour soutenir le peuple iranien face à la répression et l’arbitraire.

Dissolution du DTP

La Cour constitutionnelle turque a prononcé, ce vendredi 11 décembre, la dissolution du Parti pour une Société Démocratique (DTP), le principal parti kurde.

Le Parti socialiste regrette vivement cette décision qui va à l’encontre des efforts de ce parti et de tous ceux qui en Turquie militent pour une solution politique et pacifique à la question kurde au sein d’une Turquie unie.

Le DTP, membre de l’Internationale Socialiste, est un grand parti représenté à l’Assemblée nationale turque. Son absence de la vie politique en Turquie ne fait qu’aggraver la situation et renforcer les extrémistes.

Le Parti socialiste espère qu’une solution juste puisse être rapidement trouvée pour ne pas exclure de la vie démocratique, à travers la dissolution du DTP, plusieurs millions de citoyens qui ont voté pour plusieurs dizaines de députés et de maires appartenant à ce parti.